Pillages, incendies, violences : la France sous couvre-feu ? - L'intégrale -
C dans l’air du 19 octobre 2026 -3 000 commerces dégradés ou pillés depuis samedi et des milliers de manifestants qui voient leurs revendications éclipsées par les scènes de violence. Dans une allocution solennelle depuis l’Élysée, dimanche soir, Emmanuel Macron a promis d’être « intraitable » face aux « factieux » et a appelé au dialogue avec les manifestants, sans annoncer de mesure concrète.
Le chef de l’État, qui a refusé la démission du ministre de l’Intérieur, a également réclamé la transparence sur les défaillances dans le maintien de l’ordre qui ont permis les scènes de violence et de pillage observées à Lyon, Bordeaux, Limoges, Rennes, Tours ou encore, la nuit dernière, à Marseille et à Paris. Le Premier ministre a demandé, lundi, aux préfets d’instaurer des couvre-feux « partiels et très localisés ». Laurent Nuñez, de son côté, a admis qu’il y avait eu une perte de contrôle de la police dans certaines villes et a indiqué que « les effectifs de police et de gendarmerie seront renforcés ce week-end ». La présidente de l’Assemblée nationale a, pour sa part, demandé l’ouverture d’une commission parlementaire, tandis que l’Association des maires a organisé, ce midi, des rassemblements partout en France.
Invités sur France Inter ce lundi matin, les maires de Paris et de Marseille, très critiques à l’égard de la gestion du maintien de l’ordre, ont demandé des « explications » et fustigé « une forme de pourrissement du mouvement social ». « Je ne comprends pas pourquoi les forces de l’ordre se sont employées à tirer des gaz lacrymogènes, non pas sur les pilleurs et les casseurs à Marseille, mais sur les manifestants », a affirmé Benoît Payan. L’édile de Marseille a également mis en doute le chiffre de 30 000 casseurs dans sa ville, avancé par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône. « Je ne sais pas à quoi joue la préfecture. Je trouve cette défense assez ridicule. 30 000, c’est la moitié du stade Vélodrome », a-t-il souligné, avant d’expliquer que « des policiers et des gradés de la préfecture, eux, parlent de 1 500 ».
Selon un dernier bilan, près de 2 400 personnes ont été interpellées et 997 policiers et gendarmes ont été blessés, dont sept grièvement. Un manifestant est mort samedi à Paris après un malaise, une adolescente de 17 ans a perdu un œil à Mulhouse et un jeune de 17 ans a eu la main arrachée à Saint-Étienne. 3 000 commerces ont été violemment pris pour cible. Les dégâts pourraient se chiffrer à plusieurs centaines de millions d’euros. Nos journalistes sont allés à la rencontre de plusieurs de ces commerçants, qui se sont sentis abandonnés et sont encore sous le choc.
Alors, que s’est-il passé ? Quelle est la stratégie de maintien de l’ordre ? Pourquoi les forces de l’ordre ont-elles été dépassées ? Qui a failli ? Quel est le profil des casseurs ? Enfin, que se passe-t-il en Italie, en Belgique ou en Albanie, où des scènes similaires ont été observées ?
Nos experts :
- Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d’investigation – Marianne
- Raphaëlle BACQUÉ - Grand reporter au quotidien Le Monde
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche.
- Marcelo WESFREID - Directeur adjoint de la direction de Politico
- Emmanuelle ANIZON (en duplex) - Grand reporter Le Nouvel Obs
C dans l'air
Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.
📺 Retrouvez C dans l’air en replay sur france·tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast
🎙️ Et en podcast sur toutes les plateformes : https://octopus.saooti.com/smartlink/p/500-C-dans-l-air
- Nombre d'épisodes: 201
- Dernier épisode: 2026-10-20
- Culture et société Actualités